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Paris, photo, humeurs, un peu de HTML/CSS pour faire sérieux. Feinte innocence et vraie naïveté (ou vice-versa). Encore un blog qui agite ses petits bras en couinant "Viens me lire !"

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Mission : impossible

Voix grave du Chef :

 Objectif : se procurer, coûte que coûte, une boîte de macarons Ladurée.
Agents : agent Papa – pour sa connaissance des lieux ; agent Mam'zelle, fille du précédent – directement concernée par la mission. 

 

Voix apeurée du larbin du Chef :

 Mais, Chef, c'est impossible (yaka lire le titre de l'article) ! Un samedi 30 décembre, veille de fêtes, envoyer le père et la fille, nos meilleurs agents, dans le polygone Madeleine, c'est – n'écoutant que sa conscience – de la folie criminelle, du suicide commandé ! 

 

Le Chef (magnanime, ne foudroie pas l'impertinent) :

 Je sais. Mais justement, EUX SEULS peuvent réussir, et il nous FAUT cette boîte ! 

 

Le larbin, subjugué :

 … 


Fondu au noir, musique : taTAM - tataTAM - tam - tataTAMtam - pirouliiii - piroulaaaa ad libitum, ad nauseam.


Après une approche sans incident notable (un détournement de métro, quelques monceaux de cadavres de Pères Noël grimpeurs, une manifestation de kalmouko-tatars zoophiles abstinents … routine) nos héros arrivent dans le secteur hautement stratégique de la rue Royale, devant le QG de Ladurée.

Brève reconnaissance des lieux : toute la concurrence internationale est déjà sur le coup, ça va être relevé.

Pâtisserie Ladurée, rue Royale (Paris VIII)

Pas de temps à perdre : plan numéro 4583,45 alinéa gamma-pi-b prime. Tu prends la file de gauche, moi celle de droite. Action !

 Action, action … façon de parler. Ça se traîne. M'enfin bon, restons discrets, on ne va pas se mettre à les trucider tous. 

Premier succès : le tandem infernal arrive à la porte. Obstacle : un grand costaud plein de mélanine, costume impeccable (standing de la maison oblige) entre col roulé et parka (glaglagla oblige) garde la porte : Cette file pour le salon de thé, cette file pour la pâtisserie . Bien sûr, les deux cornichons envoyés se sont regroupés dans la mauvaise file. Intervention de l'agent Mam'zelle, et trait de génie : au lieu d'utiliser le  regard de biche éplorée n°1  suggéré par son partenaire, elle emploie le  regard de celle qui se retient de faire la biche éplorée . Ça marche ! Cerbère amadoué, entrée dans le sanctuaire, et découverte de nouveaux obstacles :

Pâtisserie Ladurée : vue intérieure

Procédure d'approche standard : ne pas se laisser perturber par la cohue et repérer, une fois encore, la bonne file. Le regard d'aigle de l'agent Papa fait ici merveille – à peu près :  Papa, c'est l'autre !  Breuheum… péripétie mineure.

Enfin nous touchons au but, elle est LÀ !

Boîte de macarons, modèle Prestige (sic) taille3

Coup d'oeil incrédule au tarif, coup d'oeil ému à la carte bleue : Il a bien dit coûte que coûte, hein ? . Gros soupir… Dernier piège (décidément, les AUTRES ne reculent devant rien) : la vendeuse s'y reprend à trois fois pour trouver le bon code article. Mais elle a un beau sourire, des nerfs d'acier et beaucoup de charme : les à-côtés plaisants de ce rude métier.

Retour sans incident notable (les kalmouko-tatars, se découvrant nécrophages réflexion faite, ont boulotté les Pères Noël. Du coup, les ossements Santa-Claussiens font déraper le métro – rien de notable, on vous dit). Une fois de plus, IMPOSSIBLE N'EST PAS FRANÇAIS !


Fondu au noir, musique :  La Marseillaise  mixée avec  Petit Papa Noël  par un DJ dopé au champagne en intraveineuse.


Quelques précisions de chroniqueur honnête :

  • le  cerbère  était gentil comme tout
  • et la vendeuse, vraiment délicieuse.

Tout ça parce que nous allons voir le roudoudou joli de Mam'zelle le 1er janvier, et que roudoudou a gardé un souvenir ébloui de sa découverte de Ladurée lors de son premier voyage à Paris. Ah les mômes…

Bonne année, tout le monde !

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P
Attention !!! dans une réponse à un commentaire hier, il était dit "laisse des commentiares où tu veux etc ..." Ce genre d'incitation est très dangeureuse.Quoiqu'il en soit, après une petite promenade nonchalante dans les posts, je choisis ce soir celui du 30 décembre 2006. 1- c'est carrément décalé du calendrier, et le décalé c'est toujours amusant2- je vois là matière à faire étalage de mon savoir, car des macarons ... y en plein de bons sur Paris, et ceux de Laduré sont peut être ... un peu surfaits ? exemple : Carette, dans le 16ème (trop trop bons, mais trop trop bcbg), Mulot (rue de Seine) - un nom pareil c'est incroyable pour un patissier (on l'imagine en train de grignoter toutes les bonnes choses qu'il cuisine), Hermé (rue Bonaparte) définitvement bobo chic ... pour ceux que je connais.3- voir aussi http://www.lemeilleurmacarondeparis.com/Bon test ....
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M
Le temps passe moins vite que tu ne crois :  ma réponse imprudente date de tout à l'heure - mais je te rends cette justice que ton commentaire, lui, est  bien de la veille.Je ne suis pas sectaire en matière de macarons, et toutes tes adresses m'intéressent ! Les macarons de Ladurée, c'est comme le Moulin rouge ou la Tour Eiffel : inévitable. Un de ces jours j'irai chez Carette : je connais très mal le 16ème, je choisirai un jour de beau temps ... héhéhéhéhéhé
A
Merci pour ce récit épique et bonne année, Brendufat !
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M
Bonne année itou ! Merci d'avoir apprécié l'épopée - il m'a semblé que ça valait mieux que de se plaindre de la foule des derniers jours ...