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Paris, photo, humeurs, un peu de HTML/CSS pour faire sérieux. Feinte innocence et vraie naïveté (ou vice-versa). Encore un blog qui agite ses petits bras en couinant "Viens me lire !"

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Y a-t-il un statisticien dans le public ?

Lorsque l'illusionniste s'enquiert de la présence d'un médecin dans la salle, on sait qu'il vient de rater son grand numéro de femme coupée en morceaux. Il y a très longtemps je m'étais assez sérieusement coiffé de prestidigitation mais ce n'est pas le sujet du jour.

Au fond de mon trou enfumé parviennent quelques échos du vaste monde. C'est très savant, mes neurones usés demandent parfois secours au Petit Robert. Dernièrement j'ai cherché la définition précise de deux termes :

pandémie
Méd. épidémie qui atteint un grand nombre de personnes, dans une zone géographique très étendue.
épidémie
apparition d'un grand nombre de cas d'une maladie infectieuse transmissible, ou accroissement considérable du nombre des cas dans une région donnée ou au sein d'une collectivité.

Un dictionnaire est souvent un jeu de piste. J'ai cherché le sens de tous les mots difficiles, de toutes les expressions obscures. J'ai trouvé des réponses satisfaisantes pour tout – Robert ne déçoit jamais.

Pour tout, sauf pour un terme important.

Alors je me demande : qu'est-ce au juste qu'un grand nombre ?

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C
oui, pardon, j'ai bien vu que c'est celui d'Ardalia, mais comme il est effectivement plus commode de cliquer sur le vôtre, j'ai trop résumé...<br /> donc : merci à Ardalia et merci à vous de nous l'avoir mis comme ça !
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B
Christina> le lien a été fourni par Ardalia, je n'ai fait qu'en proposer une présentation plus commode. Rendons à César...<br /> <br /> et justement, puisqu'on parle de César :<br /> <br /> Ardalia>on a failli se chamailler bêtement... et par ma faute : n'ayant pas vu ta proposition souriante de réviser Robert (encore un coup du surmoi ! on ne touche pas à Robert !) je t'ai répondu au zéroième degré, comme un lourdaud. Pour autant, je continue à penser que la confusion générale entre pandémie et alerte à la pandémie n'est pas une bonne chose.<br /> Atchoum ! (roïïrk ? ?)
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C
et pardon, Brendu (virez-le si vous voulez), je ne résiste pas de recopier ici une parenthèse de l'article que vous avez mis en lien (et je conseille aux visiteurs de lire surtout le reste, et de suivre aussi les liens) :<br /> <br /> "Sur le plan de la gestion du risque pandémique, quelques voix s'élèvent ENFIN pour questionner la restriction des libertés publiques qui découle de certains plans gouvernementaux. Disons-le clairement: un gouvernement aussi incompétent et liberticide que celui dont nous bénéficions actuellement, un gouvernement qui ne se maintient que par la peur et la propagande, un gouvernement où l'hypocrisie, le reniement et le mensonge sont devenus ligne de conduite, ne peut fonctionner qu'en attisant les peurs, et en prétendant protéger la population contre la menace extérieure ( la délinquance - que le Président se fait fort d'éradiquer depuis combien de décennies, déjà?), les vilains banquiers, la burqa, le virus...)"
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C
J'allais le dire, la grippe normale ça tue plus... <br /> ils font un foin aussi avec les morts de la route, 5000 ou quoi, alors que le tabac ou l'alcool c'est je crois qq chose comme dix fois plus chacun, mais ça rapporte (les pv aussi, remarque)<br /> <br /> Ardalia a dit très bien ce que je pense, les lobbys pharmaceutiques etc, et Brendufat a résumé tout ça au mieux : "parler des choses qui font peur dispense de parler de celles qui fâchent..."<br /> tout le problème des médias qui servent la soupe et en plus imaginent qu'on est trop bêtes pour le voir<br /> <br /> Je n'écoute plus la radio depuis plus d'un an (dans ma bulle, je découvre le sujet), on ne me bassine plus, je vous assure que c'est peinard, même si ça n'empêche pas le malheur et la connerie d'exister, l'impuissance de pouvoir y remédier me mine trop, alors à défaut je me protège pour pas péter un câble... (en espérant lâchement un monde meilleur pour lequel d'autres se seront enfin battus)
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A
http://enattendanth5n1.20minutes-blogs.fr/archive/2009/09/08/grippe-ou-vaccin-qui-est-naif-et-pour-combien-de-temps-encor.html
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M
<br /> le même lien <br /> sans débordement. Merci. Papier intelligent et documenté, ce type ne passera jamais au JT (en tout cas pas avec le temps requis pour exposer ce qu'il a à dire).<br /> <br /> <br />
A
Dans quelle mesure les états (qui commandent des enti-viraux en masse) sont-ils la proie du lobby des laboratoires (et sous pression morale : anticiper la catastrophe, électorale : se faire réélire même/surtout si "catastrophe") ? Dans quelle mesure les médias sont-ils le jouet de la communication des labos et de l'Etat (sous pression commerciale) et de ce goût immodéré pour les formules-chocs qu'on lui vend sans ciller ("forces de l'ordre", "frappe chirurgicale", "grippe mexicaineporcinehahachunhènun") ? Chi lo sa ?<br /> Dans la société du spectacle, on ne sait que survendre : des obsèques de chanteur (autopsie d'une famille pourrie), des festivals de cinéma (comices à la star chaude), présidents de république (le gendarme à l'Elysée), etc. Murray doit se bidonner dans sa tombe.<br /> Cela dit, je regarde le journal de F2 où l'on observe ce qui se fait ailleurs : pire en Italie, moindre à Londres et Berlin (est-ce un signe ?), où l'on invite d'éminents docteur pour dire que c'est une connerie de faire tout ce foin et surtout de vouloir tout fermer (mauvais pour l'économie et bon pour la contamination dans l'intimité), mais ça n'empêche pas la rédaction de faire le jeu du foin en question. <br /> Un billet d'Aliocha (flemme de chercher le lien), pour réfuter les accusations de manipulation, faisait état de l'émotivité sur laquelle tu t'interroges : en gros, les journalistes fonctionnant à l'adrénaline, ils font mousser le sensationnel qu'ils ressentent. Sans doute aussi, par dessus tout le reste...
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M
<br /> :-)<br /> Je ne cherchais pas de complot, cupidité et précipitation expliquent déjà tant de choses... Ne prétendais pas non plus avoir levé un lièvre sensationnel (le terme s'impose) : en gros, parler des<br /> choses qui font peur dispense de parler de celles qui fâchent. On manque de têtes froides...<br /> <br /> <br />
A
Les niveaux d'alerte correspondent à la diffusion d'un virus à travers le monde.<br /> <br /> Niveau 1 Le virus est cantonné aux animaux en ignorant l'homme.<br /> Niveau 2 Le virus est chez les animaux mais contamine quelques personnes.<br /> Niveau 3 Le virus se transmet difficilement et provoque quelques foyers de contamination.<br /> Niveau 4 Le virus se transmet maintenant d'humain à humain et provoque une épidémie dans une communauté.<br /> Niveau 5 Le virus se transmet entre humains et contamine au moins deux pays.<br /> Niveau 6 Le virus provoque une importante épidémie dans au moins deux régions définies par l'OMS pandémie.<br /> Les 6 régions du monde définies par l'OMS :<br /> <br /> Amérique<br /> Afrique<br /> Europe<br /> Méditerranée Est<br /> Asie de Sud Est<br /> Pacifique Ouest<br /> Finalement, il n'est question ni de chiffres, ni de beau langage, mais de mode et donc de vitesse - possible à probable, c'est l'expectative actuelle - de propagation virale. <br /> Du coup je me demande ce qu'il en est pour les virus transmis par les puces ou les moustiques, si le calcul se base sur la courbe de transmission, le nombre de foyers de propagations, etc. Enfin bref.
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M
<br /> Merci d'avoir pris la peine de chercher ces définitions... Comme tu le fais remarquer il n'est plus question de chiffres (grands ou petits), c'est bien ce qui me chiffonne depuis le début et m'a<br /> fait écrire ce petit billet dont je n'attendais pas une descendance aussi fournie :-)<br /> <br /> Grippe saisonnière qu'on range souvent, à tort, dans les très gros rhumes et les tracas saisonniers, avec les impôts et la rentrée scolaire : 5000 morts/an en France, même ordre de grandeur que<br /> pour les accidents de la route<br /> Grippe actuelle, prémices de l'Apocalypse (au minimum) : 2200 morts dans le monde.<br /> (petit dossier)<br /> <br /> Menace, risque, alerte, vigilance... tout à fait d'accord. Virus plus contagieux (c'est établi) et pouvant tourner très dangereux : d'accord aussi, pas question de le traiter par le mépris.<br /> Pandémie, terme qu'emploient l'OMS et beaucoup à sa suite, comme si on y était, terme grave et affolant, je renaude.<br /> Puisqu'on est en 1939+70 ans, je vois une nuance analogue entre des Panzers massés à la frontière et les mêmes battant des records de vitesse sur route départementale. Si j'en crois quelques<br /> contemporains de ces événements, la différence était très nette...<br /> Chaque année on ferme des classes pour cause de rubéole ou de poux, et ça ne passe pas au 20 heures. Alors je me gratte le crâne, et me demande à quoi jouent certains ?<br /> <br /> <br />
R
Je me demande bien la signification d'une pandémie à l'heure où les antipodes se relient en moins de 12h par vols réguliers.<br /> C'est qu'on lui donne des ailes, au virus, pour infecter vachement beaucoup de personnes.
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M
<br /> La notion n'a pas de raison de changer : un grand nombre de cas sur un grand territoire... Que les bestioles néfastes aillent plus vite en avion qu'en bateau à voiles est exact mais ne change pas<br /> le sens des mots :-)<br /> <br /> <br />
A
Du point de vue étymologique, épi- et pan- ont rapport au topos, c'est ce que je voulais dire. La nouvelle acception a pris du champ avec cette origine, mais elle n'en est pas totalement séparée.<br /> Pour le reste, l'OMS et ses statistiques géo-démographiques prévisionnelles doivent avoir leur part de responsabilités, mais le Robert est un dictionnaire, pas une encyclopédie.
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M
<br /> S'il ne s'agissait que de Robert et de finesses étymologiques...<br /> <br /> Le "Dictionnaire abrégé des termes de médecine" de Delamare (Maloine, 2001) est encore plus sombre (ou plus clair ?) : "pandémie : propagation d'une maladie infectieuse à presque tous les habitants<br /> d'une région plus ou moins étendue, parfois à l'humanité toute entière".<br /> Pour le moment, merci Esculape, nous n'en sommes qu'à la -menace- de pan- ou épi-démie.<br />  Sans mettre ici en doute cette menace ni son importance, je m'interroge naïvement (?) sur l'emploi de termes qui présentent la menace comme réalisée, sur l'effet de ces termes sur le public<br /> (inquiétude tragique ou scepticisme rigolard) et sur les raisons de cet emploi prématuré.<br /> Autrement dit cet article n'est pas une chronique du beau langage :-)<br /> <br /> <br />
A
J'ai eu la même idée que Dominique, qui oublie toutefois de préciser qu'un grand nombre couvre une fourchette allant de vachement à vachement beaucoup.<br /> <br /> J'imagine que ces mots sont issus de l'Antiquité, époque à laquelle la densité démographique était très différente d'aujourd'hui. D'ailleurs, ce qui compte dans la définition de ces deux mots, c'est moins le nombre - on l'a vu - que la géographie. On parle d'un temps où ces question ne prètaient pas à plaisanterie, où la seule prévention consistait à fermer les portes de la ville pour se protèger ou contenir (cf Camus, Giono, etc.).<br /> Je propose donc à Robert de revoir sa définition sur ces bases. Epidémie, quelques cas dans quelques cités ; pandémie, plein de cas dans plein de cités. C'est pas mieux, comme ça ? ;)
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M
<br /> Justement si, c'est le nombre. Sans cela on parlerait d'un "foyer" de maladie pour un espace restreint ou, par exemple, d'une "poussée" pour un accroissement pas trop rapide.<br /> Pour l'instant il (n') y a (que) menace d'épi- ou pan-démie. C'est un risque réel, qu'il faut évaluer et contre lequel il faut se prémunir, ce n'est pas encore une catastrophe.<br /> Ces termes sont forts et ne prêtent toujours pas à plaisanterie. Pour le SIDA (oui mais on met une capote), le paludisme ou la tuberculose (pas de capote mais c'est si loin) ils sont justes, pour<br /> cette grippe pas encore.<br /> Je trouve donc leur emploi présent un peu léger, je veux croire qu'il n'est dû qu'à l'émotion...<br /> <br /> <br />