Paris, photo, humeurs, un peu de HTML/CSS pour faire sérieux. Feinte innocence et vraie naïveté (ou vice-versa). Encore un blog qui agite ses petits bras en couinant "Viens me lire !"
Le service des objets encombrants de la Ville de Paris, comme son nom l'indique, enlève gratuitement les objets encombrants dont vous n'avez plus l'usage. On le prévient la veille, il passe tôt le matin chercher le monstre déposé sur le trottoir.
Il demande aussi qu'on dépose les objets peu avant son passage, donc très tôt le matin, pour ne pas enlaidir inutilement le paysage. Bien peu s'en soucient, si bien que le piéton croise de temps à autre un frigo béant, une armoire sans fond, voire un monticule de PCs réformés, tous dans l'attente du camion du destin. Appelons ça du mobilier urbain temporaire…
Pas de quoi faire une photo le plus souvent, sauf à aimer la poésie misérabiliste, mais l'autre jour, sortant du métro, entre un banc public et une boîte aux lettres j'ai vu ça :
Tout beau tout mastoc, en excellent état apparemment (mais je m'y connais peu), c'est un stepper
échappé de sa salle de gym (moi pas connaître du tout), une machine à monter les marches sans escaliers. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais la rencontre entre le piéton low-tech (qui utilise un trottoir et, à l'occasion, grimpe sans payer huit étages quand l'ascenseur fait des siennes) et cette splendide machine à marcher sur place (avec écran à cristaux liquides et petits boutons jolis) m'a laissé tout pensif…