Paris, photo, humeurs, un peu de HTML/CSS pour faire sérieux. Feinte innocence et vraie naïveté (ou vice-versa). Encore un blog qui agite ses petits bras en couinant "Viens me lire !"
Je traversais l'autre soir certaine enfilade de cours, que je connais assez, que j'aime beaucoup, que vous avez déjà vue dans cette promenade – cherchez donc, c'est facile.
Et je me suis retourné : mais qu'est-ce qu'ils ont tous à courir à Eurodisney ?
Il se faisait tard, le changement d'heure avait hâté le soir, la pluie menaçait.
Dans un monde enchanté il fait toujours beau et toujours clair.
Chacun n'a rien d'autre à faire que de s'amuser sur une musique prévisible, entrecoupée des rires fabriqués des peutignenfants.
C'était l'heure des poubelles. Les deux éboueurs se chamaillaient un peu à propos du chef, leurs grosses voix couvrant le grondement du camion.
Je leur ai dit bonsoir, l'un d'eux tenait une trottinette presque neuve à la main : C'est mon gamin qui va être content
, il m'expliqua l'avoir repêchée dans une poubelle de ce quartier cossu.
Je préfère décidément les vraies villes.