Paris, photo, humeurs, un peu de HTML/CSS pour faire sérieux. Feinte innocence et vraie naïveté (ou vice-versa). Encore un blog qui agite ses petits bras en couinant "Viens me lire !"
Les passages couverts de Paris sont de jolis buts de promenade, souvent négligés.
Leur apogée date du début du XIXe siècle : Haussmann n'ayant pas encore percé ses avenues droites et larges, le trajet du piéton parisien était souvent tortueux, par des rues étroites, partagées avec les chevaux et rarement pavées ou munies de trottoirs. Les passages, ouverts à travers les anciennes propriétés aristocratiques et ecclésiastiques bousculées (ainsi que leurs propriétaires…) par la Révolution, offraient un raccourci abrité, sûr, propre, confortable. Ils connurent un énorme succès, puis déclinèrent à partir du Second Empire.
Leur ambiance feutrée, fantômatique, séduira les Surréalistes mais leur heure semblait passée : nés de la spéculation immobilière brutale, ils disparaîtraient par la spéculation immobilière brutale. Beaucoup n'existent plus mais, depuis une vingtaine d'années, plusieurs survivants sont ranimés par des investisseurs avisés ou des associations de commerçants.
Parmi toutes sortes de discrètes merveilles, on peut y trouver cette enseigne :
Et on voudrait des photos de chat ? Tsss… (d'ailleurs il y a déjà une photo de chat quelque part, héhéhé – fouillez donc dans l'index illustré).
Dans certains passages fameux, on sait que des animaux sans nom dorment sans inquiétude.
André Breton & Philippe Soupault