Paris, photo, humeurs, un peu de HTML/CSS pour faire sérieux. Feinte innocence et vraie naïveté (ou vice-versa). Encore un blog qui agite ses petits bras en couinant "Viens me lire !"
Rappel prudent : comme les deux premiers articles, celui-ci ne présente qu'UNE méthode (et "méthode" est un bien grand mot) de travail possible – la mienne.
Mise au point par tâtonnements successifs, elle peut encore changer. Elle répond d'abord à mes besoins particuliers dans mon environnement particulier, vous n'avez pas forcément les mêmes.
Ne voyez donc dans cet article qu'un recueil d'idées, de principes et de recettes, n'en retenez que ce qui vous convient, accommodez-le à votre sauce et ne vous privez pas de donner vos ficelles perso.
Premier article, le principe :
Deuxième article : comment monter votre "atelier" local et quelques retouches du HTML.
Maintenant, au boulot.
Vous vous rappelez peut-être que j'avais parlé, dans le premier article, de papier et de stylo ? L'usage en est double :
Pourquoi ? L'expérience (malheureuse…) montre qu'on n'a au départ qu'une vision un peu vague de ce qu'on souhaite faire. Alors on cherche de la doc, on demande sur le forum, on va explorer chez PêUR et Francisek, voire sur le W3C (ce qui est, en soi, une excellente activité), les idées et les questions affluent, on veut un peu tout essayer… on perd son temps et on oublie l'intention initiale. Noter ce qu'on veut faire sert d'abord à ne pas l'oublier mais SURTOUT à savoir s'arrêter : j'ai fait ce que j'avais écrit ? OK, Champomy pour tout le monde et ensuite, dodo
.
Autre pratique prudente : garder une horloge sous les yeux…
Pardon ? Au fou !
Mais non – simplement ceci : vous avez sûrement remarqué que tout langage informatique fait un grand usage de parenthèses, crochets, accolades, mots-clés etc. et qu'il ne fait pas bon oublier de fermer ce genre de portes. Je vous donne ce tuyau simple : écrire D'ABORD la paire de parenthèses (par exemple) et seulement ENSUITE la remplir.
Justification : si vous commettez une erreur dans ce "conteneur", les dégâts seront limités au conteneur. Mais si vous oubliez de le fermer, c'est toute la suite de votre CSS (ou texte HTML, ou script JavaScript, ou…) qui sera comprise comme faisant partie du texte inachevé, et les erreurs surgiront en rafales.
Un réglage de Notepad++ permet d'ailleurs d'écrire automatiquement la balise ou la parenthèse de fermeture, ce réglage devient vite indispensable.
C'est une application directe de la méthode.
Ouvrez le fichier HTML local dans un navigateur, ou dans plusieurs si vous pensez que vous allez vous lancer dans des manœuvres un peu limite.
Ouvrez la copie locale de custom.css dans une fenêtre de l'éditeur.
Pour bien faire, vous pouvez aussi ouvrir le fichier HTML lui-même dans l'éditeur, histoire de repérer les endroits dont vous voulez changer l'aspect. Si ce fichier n'est pas déjà "read only", Notepad++ permet de l'ouvrir en lecture seule, ce qui est plus prudent. Notepad++ permet aussi, grâce à son système d'onglets, d'ouvrir une seule fenêtre pour tous les fichiers en cours d'édition, c'est bien commode.
Dès lors, c'est à vous de tenter la modif de la mort.
Vous utilisez probablement des images de fond dans votre blog, ou bien justement vous voulez vous y mettre.
Première possibilité : charger l'image dans OverBlog, puis préciser son URL complète dans le CSS. Par exemple, pour le motif de fond de mon blog, ça donne :
body { background-image: http://idata.over-blog.com/0/38/68/97/fonds/url(bibal.jpg) } Ça marche parfaitement dans notre "atelier" local, mais il est très pénible de modifier quoi que ce soit :
Et puis, ça cadre mal avec l'idée de travailler en local, c'est-à-dire sans liaison avec OB.
Voici donc la…
Deuxième possibilité : mettre l'image (une copie…) dans le même répertoire que le fichier CSS, et ajuster l'URL en conséquence.
/* http://idata.over-blog.com/0/38/68/97/fonds/bibal.jpg */ body { background-image: url(bibal.jpg) } Dès lors, vous pouvez retoucher l'image locale autant que vous voudrez, les changements se verront tout de suite.
Notez que la "vraie" URL est laissée en commentaire pour plus tard. Elle est facile à prévoir : elle débute exactement comme l'URL de n'importe laquelle de vos images, seuls changent le nom du fichier et, le cas échéant, celui de son répertoire.
Laissez les "vraies" URL en commentaire près de toutes les définitions d'image de fond.
Vaste sujet. J'en suis venu à me limiter à trois versions plus une :
Au début, évidemment, les trois fichiers sont identiques, voire les quatre – dans le cas improbable où vous n'avez encore rien tripoté.
Quel est l'intérêt de customOK.css ?
Pour modifier un code de couleur ou une marge, aucun.
Pour un chantier plus important, en plusieurs étapes, ou plus modeste mais s'étalant sur plusieurs jours parce que vous manquez de temps, il fournit un "point de reprise" bien rassurant : après avoir tenté plusieurs modifications de custom.css, il devient difficile de revenir dessus avec certitude. Le fichier customOK.css est là pour vous empêcher de tout perdre.
Procédure :
Assez logique, finalement. Résultat : juste après la mise en service du nouveau fichier CSS, les trois sauvegardes sont identiques et on peut entamer un nouveau cycle de modifications.
Si vous utilisez un navigateur convenable (pas de nom !) il vous permet de choisir la feuille de style utilisée pour afficher une page HTML. Il faut pour cela modifier l'en-tête du fichier HTML (la partie comprise entre <head> et </head> ).
Photo "avant" :
<head> [... diverses lignes ...] <link rel="stylesheet" type="text/css" href="auxiliaires/common.css" /> <link rel="stylesheet" type="text/css" href="auxiliaires/custom.css" title="CSS de test" /> </head>
Vous reconnaissez les deux lignes qui indiquent les deux feuilles de style utilisées.
Photo "après" :
<head> [... diverses lignes ...] <link rel="stylesheet" type="text/css" href="auxiliaires/common.css" /> <link rel="stylesheet" type="text/css" href="auxiliaires/custom.css" title="CSS de test" /> <link rel="alternate stylesheet" type="text/css" href="auxiliaires/custom%20OK.css" title="Dernier CSS de test stable"/> <link rel="alternate stylesheet" type="text/css" href="auxiliaires/css%20en%20service.css" title="CSS actuelle du serveur"/> <link rel="alternate stylesheet" type="text/css" href="auxiliaires/css%20original.css" title="CSS d'origine du serveur"/> </head>
Trois lignes supplémentaires, une par sauvegarde : en changeant de feuille par le navigateur, on voit instantanément les changements. Très pratique.
Ahhhh…enfin nous y voilà ! Aucune magie noire à espérer, désolé :
ATTENTION :
Pour un article de structure simple, même un peu long, l'éditeur proposé par Over-Blog est très bien. Pourquoi se compliquer la vie ?
Pour un article plus substantiel tel que celui-ci, avec des balises partout, des images, du JavaScript et autres ornements, j'en suis venu à procéder ainsi :
L'important est de ne pas chercher à écrire d'un même jet du texte et son balisage. Écrire un bout de texte puis lui rajouter des balises, ou bien écrire un "squelette" de balises (une liste, par exemple) et le remplir. Mais la technique "j'écris la balise ouvrante, je saisis le contenu, j'écris la balise fermante" est ou bien lente (parce qu'on vérifie tout le temps qu'on ferme ce qu'on a ouvert), ou bien cause d'erreurs (parce qu'on ne le vérifie pas). Je crois bien l'avoir déjà dit ici.
Au début, processus analogue à celui utilisé pour le CSS – heureusement, d'ailleurs :
Mais là, on dispose en plus des outils de l'éditeur OB, alors :
Voilà. Vous n'avez pas trop souffert ? Si cet article vous a rendu service, dites-le moi, ça me fera plaisir. Si vous avez d'autres idées, dites-les moi aussi, ça m'intéresse. Si vous trouvez que j'ai écrit des bourdes ou que je me complique la vie pour rien, dites-le moi de même, ça me rendra service.
Encore une fois, il y a beaucoup à découvrir dans l'excellent tutoriel du Site du Zéro pour acquérir les notions de base, la VF de la spécification CSS2 et la VF de la spécification HTML 4.01 pour les approfondir.