Paris, photo, humeurs, un peu de HTML/CSS pour faire sérieux. Feinte innocence et vraie naïveté (ou vice-versa). Encore un blog qui agite ses petits bras en couinant "Viens me lire !"
Rue du Faubourg Saint-Antoine.
Très longue et très vieille rue, ancienne piste néolithique peut-être ? circulant parmi fondrières et marais, puis voie romaine vers l'Est et la Germanie, puis axe du faubourg né au milieu des champs autour de l'abbaye, puis rue rattrapée par la ville – et toujours route des invasions, et toujours rue des barricades et des révoltes.
Une rue de Paris.
On y trouvait des ébénistes (de moins en moins), on y trouve des fringues et des cafés branchés (de plus en plus). Comme le faubourien ne se nourrit pas que de bois, de colifichets ou de p'tits noirs sur le zinc (encore que…) on y trouve aussi les commerces normaux que requiert la survie de l'humain normal.
Et donc des épiceries. Tunisiennes : quand l'épicier n'est pas auvergnat, berrichon ou picard, il est tunisien. Ou chinois. Le Maroc, l'Algérie, l'Inde, le Vietnam, le Cambodge, le Pakistan… font tous partie des empires tunisien ou chinois, c'est comme ça.
Celle-ci est tunisienne, ouverte à toute heure (pléonasme), très bien placée et toute pimpante sous un impeccable auvent de toile blanche.
Il signale au passant que nous sommes chez Ali
: la piste tunisienne se confirme.
Il récidive en affichant une bonne bouille narquoise coiffée d'un fez.
Il confirme en inscrivant, sous la bonne bouille : Épicerie PARISIENNE
.
Gavroche pas mort !