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Paris, photo, humeurs, un peu de HTML/CSS pour faire sérieux. Feinte innocence et vraie naïveté (ou vice-versa). Encore un blog qui agite ses petits bras en couinant "Viens me lire !"

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Tag

Faisons-nous mal voir : je n'aime pas trop les tags et autres marquages muraux même si, désormais, ils sont entrés dans le décor urbain.

Pourtant certains sont de fort belles choses, drôles et énergiques. Il y en a de joueurs, tels ce chat jaune au large sourire qui plane sur de nombreuses cheminées. Quelques-uns sont chargés d'émotion, de poésie (même facile, ça fait du bien) – et là je pense aux pochoirs de Miss Tic, bien que ce ne soient pas à proprement parler des tags. Il y avait aussi, dans les années 80, le bonhomme blanc de… qui donc ? Sais plus, encore un nom qui vagabonde dans ma mémoire. Sa silhouette bondissait sur les murs et les angles que soudain l'on voyait mieux, c'était un petit cadeau de l'artiste, une surprise bienvenue dans la ville que l'on croyait connaître. Et les affiches d'Ernest Pignon-Ernest, aussi.

Cependant la majorité relève du simple marquage de territoire, comme un chien lève la patte. Laisser une trace pour oublier qu'on finira en engrais organique dans un emballage biodégradable, en chêne ou en sapin ? Surpasser le concurrent en pissant plus loin que lui ? Certes, c'est une vieille histoire. Mais une frise de signatures cryptiques alignées à hauteur de poignet sur un brave mur qui ne demandait qu'à se faire oublier, un massif de peinture blanche le long d'une voie ferrée… quand c'est neuf c'est envahissant, criard ou pathétique, quand c'est vieux, rincé par les pluies et les brouillards, c'est sinistre – et pas moins envahissant, ni moins braillard, ni moins pathétique.

Je n'aime pas les tags.

Sur le quai de ma station habituelle, nickel, j'attendais le métro, plongé dans ces pensées grincheuses, mollement conservatrices voire crypto-réactionnaires – c'est épouvantable. Je songeais aux rames nettoyées chaque soir, aux hommes, aux moyens et à l'argent qui auraient pu s'employer plus utilement ailleurs, mes radicelles paysannes se révoltaient contre tout ce gâchis , cette futilité, cette inutilité, bref j'étais de mauvaise humeur.

Et.

Et la rame est arrivée, multicolore, criarde et surchargée de couleurs violentes.

Et j'ai aussitôt pensé  tiens, ils ont oublié de nettoyer celle-là .

Puis j'ai mieux vu. J'ai vu le train recouvert, d'un bout à l'autre, d'un paysage d'autocollants suggérant que telle marque d'appareils électroniques devait participer à tous les instants de ma vie. J'ai soupiré, au moins mentalement : c'était aussi gratuitement laid, aussi vide de générosité qu'un bombage. Mais en outre ça me prenait pour un con.

La logique marchande est une curieuse chose et ses tenants, de curieuses gens.

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R
Pollution visuelle et urbaine...Mmmmm...Quand je vois la fresque de la rue Baudry dans le 15e, ou quand je ressace une des maximes de Miss Tic, je suis cuit!<br /> Un peu comme lorsque je sifflote pendant une demi journée la mélodie imposée par mon réveil le matin...
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M
<br /> Oh mais nous sommes pas si éloignés, si tu relis l'article....<br /> Les pochoirs de Miss-Tic parlent et invitent, les tags que j'ai en tête braillent et s'imposent. Un livre, un film, un tableau... raté font trois p'tits tours et s'en vont, un tag moche (ils ne le<br /> sont pas tous, il y en a beaucoup je trouve) et stratégiquement placé dure beaucoup plus longtemps, bien trop longtemps.<br /> Quand Christo avait emballé le Pont-Neuf j'avais, à ma propre surprise, vraiment aimé. Si ce pont était entoilé toute l'année il me sortirait par les yeux.<br /> <br /> <br />
J
Moi je n'aime le tag que quand il se presente sous forme de fresque. A poitiers, un collectfi de graffeur a en charge la décoration des murs de soutiens d'un pont assez large, et ce qu'ils font est absolument splendide. Tiens d'ailleurs, je me suis amusée avec photofiltre à travailler sur ce thème pour un design secondaire de mon blog, qui sera affichable sur mon blog à volonté, grâce à une petite méthode trouvée chez Francisek. A terme, il y en aura plusieurs différents, mais ca prend du temps. Si tu veux voir ce que ca peut donner, tu peux aller là: www.test-de-design.over-blog.fr(j'arrive pas à insérer le lien en mode source, je sais pas pourquoi... :-( )
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M
Je peux apprécier un tag quand il rime à quelque chose, qu'il soit "officiel" comme celui dont tu parles ou non.Mais le marquage de territoire, ou le petit crobard même pas drôle ... c'est peut-être un signal de détresse, ça reste une agression.Pour insérer le lien en mode source : aucune idée des causes de ton échec, as-tu essayé tout bonnement d'écrire la balise [a] qui convient ?
J
Désolée, j'ai un peu abusé des interlignes...
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J
Je n'aime pas les tags non plus. C'est une véritable pollution visuelle. <br />  <br /> Je suis toujours effarée de voir les endroits improbables où on les trouve: sur un pont qui surplombe l'autoroute, le long des rails de chemin de fer. Et j'imagine alors ces pauvres jeunes désoeuvrés qui n'ont rien d'autre à faire de leur soirée que d'aller se faufiler dans des endroits interdits et potentiellement dangereux pour laisser cette marque pathétique qui ne leur fait même pas honneur. <br /> Pour un peu, la tristesse de la situation dissiperait la colère...<br />  <br /> Texte agréable, qui dépeint une réalité qui l'est moins ;-)
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C
tout à fait d'accord !
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