Paris, photo, humeurs, un peu de HTML/CSS pour faire sérieux. Feinte innocence et vraie naïveté (ou vice-versa). Encore un blog qui agite ses petits bras en couinant "Viens me lire !"
Saisi au vol sur France-Inter ce matin. Il va manquer les détails, voici tout de même l'essentiel - le cœur.
Une femme (belle, mystérieuse, surnaturelle) vivait entre les arbres ? entre les reflets ? entre les mots ?
Un jeune homme (beau, astucieux, intrépide) parvint à l'apercevoir. En marchant sur son ombre ? En guettant le crépuscule ? En écoutant le silence ?
Il lui dit : Je t'ai vue, tu es à moi, épouse-moi.
Elle répondit : D'accord, tu as gagné, je t'épouse. Mais d'abord…
… d'abord apporte-moi le cœur de ta mère.
Comment dit-on zut !
en malgache ?
Il tua un mouton, lui en apporta le cœur : Ça pue trop, c'est pas le cœur de ta mère.
Il tua un zébu, lui en apporta le cœur : Ça pue trop, c'est pas le cœur de ta mère.
Il tua une vieille femme, lui en apporta le cœur : Ça pue trop, c'est pas le cœur de ta mère.
Il tua une jeune femme, lui en apporta le cœur : Ça pue trop, c'est pas le cœur de ta mère.
Il tua des femmes, des hommes, des vieillards, des enfants, et toujours : Ça pue trop, c'est pas le cœur de ta mère.
Enfin il apporta le cœur de sa mère : Comment veux-tu que j'aime un homme qui tue sa mère ?
Et elle disparut à jamais.