Paris, photo, humeurs, un peu de HTML/CSS pour faire sérieux. Feinte innocence et vraie naïveté (ou vice-versa). Encore un blog qui agite ses petits bras en couinant "Viens me lire !"
J'aime pas la paperasse.
Je-n'ai-me-pas-la-pa-pe-rasse.
Plusieurs semaines de courrier en retard, rien que des lettres d'amour : factures, relevés, appels à ma générosité bien connue… (même pas vrai, il se trouve aussi un peu de vrai courrier, amical, papier ou immatériel, dans le tas – n'y avoir pas encore répondu frise l'offense, ça c'est vraiment pas bon signe). Houps, courage ! Attaquer la colline au coupe-papier, au stylo, à la fidèle corbeille à papiers, en recycler les gravats pour combler le trou où je macère un peu trop (ne pas oublier : me débrouiller pour finir sur le remblai plutôt que dessous). Penser à Vialatte, aux choses grandes et magnifiques. Encore un coup de Monsieur Panado. Savourer le discret bonheur d'avoir trouvé, dans la caisse où un vieux marchand de journaux à figure et accent rouergats écoule, jour après jour, un héritage de livres de poche hors d'âge, un Giraudoux (autre amoureux trahi de l'Allemagne, autre découverte de jeunesse) non encore lu. Savoir s'offrir des phrases interminables, regretter de n'en pas pouvoir cacher à la toute fin, clé dissimulée, le verbe imprévisible et dans ce verbe, in cauda venenum, pour en bouleverser le sens, une anodine et traîtresse particule. Un an que mon frère a sauté par sa fenêtre. Panado attendra tout de même. Ne plus me surprendre à pourfendre de vieux fantômes avec un sabre de mots, vaine joute, triomphe de stuc et de toc – et pourtant que suis-je en train de faire ? Ne plus me poser de questions… chiche ? Ça, impossible.
Au boulot, jeune homme ! (me donner ou me faire donner du mon vieux
a toujours coincé et je sens que ça ne va pas s'arranger).
J'aime pas non plus le repassage, mais il ne faut pas gâcher tous les sujets d'article.