Paris, photo, humeurs, un peu de HTML/CSS pour faire sérieux. Feinte innocence et vraie naïveté (ou vice-versa). Encore un blog qui agite ses petits bras en couinant "Viens me lire !"
Mam'zelle gamine a fini ses vacances.
Mam'zelle gamine vient s'installer en banlieue parisienne, après avoir réussi un joli concours.
Mam'zelle gamine a touché une piaule au CROUS, au bout du gymkhana bureaucratique de rigueur.
Mam'zelle gamine se retrouve donc étudiante, affamée par deux jours de route et de sandwichs, devant aménager son biotope des prochaines années, toute seule dans le grand Paris. Toute seule ? Meuh non, samedi matin mam'zelle gamine dit : allô Papa ? j'arrive, j'ai très faim
et débarque partager une platée de patates peu diététiques et très réconfortantes. Tout en dégustant des guimauves aux fraises et aux fruits de la passion elle vampe sa victime consentante, en prévision de la suite.
Samedi après-midi : carte Michelin Paris et Banlieue
au 53.000ème, flexible, pomme et rideau de douche. Pour aller installer tout ça, un coup de RER à travers des paysages si peu oubliés, si peu changés.
Dimanche matin : raid dans sa petite auto pour daddynapper l'ancêtre, direction un vaste magasin viking jaune et bleu où je n'avais pas mis les pieds depuis longtemps. Je l'ai vu s'installer en France, curieux comme moins d'une génération a suffi pour le changer en institution. Dimanche matin, la rentrée pour bientôt. Clientèle du dimanche matin : de jeunes futures mamans, toutes rondes, qu'accompagne leur homme très sérieux. Clientèle de bientôt la rentrée : des étudiants de première année qu'accompagnent papa et maman plus anciens, pas ronds, très sérieux. Voilà que j'explore ce côté de la barrière – et je m'amuse.
Dimanche après-midi : séance tournevis et clé à molette. La vieille panoplie de roi de la scie sauteuse, plus ancienne que ma cliente, a repris l'air et je découpe de l'agglo. Pas trop perdu la main : la cliente me complimente, et elle s'y connaît.
Dimanche fin d'après-midi : retour à pied au RER, par un chemin bien trop long (on ne se refait pas) pour découvrir une banlieue tranquille et verte, où les rues portent le nom des rivières captées par Paris. Banlieue cossue ou plus modeste, maison-jardin ou pavillon-petit terrain, selon l'altitude et l'exposition. Croire plat le Bassin Parisien est une lourde erreur, je le savais depuis longtemps.
Nous voilà voisins, comme jamais depuis 1991.
Dimanche soir : fourbu, enfin douché… bonne nuit.
Heureux papa.