Paris, photo, humeurs, un peu de HTML/CSS pour faire sérieux. Feinte innocence et vraie naïveté (ou vice-versa). Encore un blog qui agite ses petits bras en couinant "Viens me lire !"
Parlons d'autre chose que de CSS, je sens bien que le sujet décourage certains lecteurs.
Le jour où je suis allé photographier Madame Eiffel rien que pour illustrer cet article, le temps était splendide, à faire oublier quelques instants les petits tracas de la vie. On va du métro Bir-Hakeim au Champ de Mars en passant, le long de la Seine, par la Promenade d'Australie
dont j'ignorais l'existence jusqu'à ce jour – une création de ces dix dernières années ? L'ambassade d'Australie est dans le coin, on a peut-être jugé bon de lui faire une câlinerie diplomatique.
En tout cas, on a tracé là une longue et paisible bande de jolis jardins. On y salue d'abord le buste de la Pérouse (si j'avais su je lui aurais tiré le portrait, tiens), puis on marche tranquillement jusqu'au pont d'Iéna, en regardant la Tour grandir par-dessus les arbres et les toits. La vue sur la Seine et le XVIe arrondissement, en face, est imprenable.
Quand je marche seul, ou bien c'est très vite en ne remarquant rien autour de moi, ou bien c'est lentement en regardant tout. J'étais dans un jour à tout regarder, spécialement le bleu du ciel et le lacis mouvant des nuages dont je ne me lasse pas. L'un en particulier, au-dessus du XVIe, m'avait tiré l'œil par son éclat et un curieux reflet orange :
Dépourvu de tout mysticisme, je n'y ai pas reconnu Sainte Geneviève, la Sainte Vierge ou Gustave Eiffel. Dépourvu de sens pratique et de la notion de l'heure tardive, je n'ai compris que bien plus tard que j'avais bonnement photographié le soleil…